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brunoparmentier@nourrir-manger.fr  

24 réponses à Contact

  1. marthus didier dit :

    Monsieur Parmentier,
    J’ai écouté avec attention votre entretien diffusé sur la radio belge ce mardi
    Vous y parlez de l’appui de rapaces pour l’entretien de terres cultivées. Avez-vous des sites en France, voire en Belgique où cette pratique est déjà employèe. Nous serions intéressés de prendre contact avec ces personnes ou organismes
    Nous vous remercions d’avance pour votre bonne attention
    Didier Marthus
    apiculteur
    Lobbes Belgique

    • Fred Kurt dit :

      Bonjour Monsieur,
      J’ai écouté attentivement votre intervention et je souhaiterai savoir comment vous voyez concrètement le rôle des acteurs publics dans ces changements de pratiques attendues pour la France. Les acteurs publics sont-ils réellement en capacité d’agir ou bien est-ce que les leviers des changements sont majoritairement ailleurs ? Je vous remercie de nous faire part de votre analyse.
      Je vous remercie de votre réponse.

      • Bruno Parmentier dit :

        En France, on surévalue souvent le rôle de l’État, mais il faut bien admettre que la Politique agricole commune a vraiment remodelé notre agriculture. Elle peut le faire à nouveau, si elle le souhaite vraiment… Or ce que l’on observe, c’est surtout une volonté de désengagement, comme par exemple dans la période actuelle avec l’abandon des quotas laitiers sans les remplacer par une autre politique. Sans le dire, on laisse donc la place au marché, et donc aux gros intervenants industriels, commerciaux et financiers, comme je l’expose dans le texte récent de ce blog sur le lait : « D’où viendra le lait que nous allons boire suite à la suppression des quotas laitiers ? ».
        Cela étant, la transformation agroécologique peut également résulter d’initiatives des agriculteurs, et de leurs organisations (anciennes ou à venir), car elle ne coûte pas cher en soi ; il s’agit même de moins dépenser (en intrants, engrais, pesticides, tracteurs, énergie, etc.), au prix d’une prise de risque réelle il est vrai, surtout dans la période de changement initial. Exemples, parmi d’autres :
        http://www.lesterrenales.com/
        http://asso-base.fr/
        http://www.demainlaterre.org/
        Un des problèmes sera d’ailleurs de savoir si ce sont les « anciennes » organisations qui piloteront ce changement, ou si, en raison de son ampleur, elles seront prises en charge par d’autres, comme je l’expose dans le texte de ce blog « Qui va accompagner la transition agricole » (du 11 février). De même en matière d’intervention publique, sera-ce l’Europe, l’État ou les nouvelles régions qui sauront le mieux mettre en place des politiques d’incitation au changement les plus efficaces ?

  2. Laroche dit :

    Je découvre quelque chose d’intéressant .
    Il faudra que tu me parles de ces rapaces, je suis curieux d’avance.
    Jean Yves Laroche

    • Bruno Parmentier dit :

      Tu peux déjà lire mon dernier « post » sur les mésanges plus fortes que les pesticides, il va dans le même sens !
      Bruno Parmentier

  3. colineaux-marsac dit :

    Monsieur ParmentierEnseignante au lycée Vadepied , j\’ai consommé sans modération vos talents d\’orateur, de comédien sur les enjeux de nourrir la planète au XXI siècle vendredi 28 Mars. Je vous remercie vivement d\’être venu au lycée pour cette conférence devant des élèves ébahis de tant de vivacité et tant de pragmatisme. Bonne continuation dans cet engagement de durabilité . A notre échelle, nous oeuvrons dans le même sens même si le combat est encore long…Laurence Colineaux-Marsac

  4. Laurent dit :

    L’édition de votre dernier livre : »manger tous et bien » est-elle prévue en format poche ? merci

    • Bruno Parmentier dit :

      Et non malheureusement, il n’a pas assez bien marché pour passer en poche. J’attends maintenant la parution de mon livre suivant sur la faim dans le monde, FAIM ZÉRO aux éditions La Découverte le 4 septembre prochain.

  5. Fei dit :

    Bonjour Monsieur Parmentier,

    Comme beaucoup de personnes de passage sur Youtube et m’intéressant à l’écologie et au devenir de notre sort commun, je suis tombée au fil de mes recherches sur vos vidéos que j’ai écoutées très attentivement. Merci infiniment pour tout cet enseignement précieux et passionnant, et merci à ces youtubeurs de nous les avoir partagées !
    Je conçois actuellement un projet dans l’agroécologie, qui consiste à mettre en applications toutes les connaissances et thèses liées à la permaculture/agroécologie, et je recherche un soutien de votre ordre et importance pour la correction de l’écriture de ce projet. J’ai également pensé à Mr Rabhi…
    Ce projet se portera en premier lieu sur le territoire de la Chine (je suis d’origine chinoise) car comme vous le savez certainement, le pays est menacé par la pollution et la désertification et si les choses continuent dans ce sens, il n’y aura peut-être plus de Pékin dans 20 ans… Mais évidemment, ce n’est pas seulement le sort de la Chine/Pékin qui me préoccupe, mais bien le sort de la planète entière, et je commence par la Chine car c’est là où il y a le plus gros du boulot à faire, et c’est là que se situe la source de nos problèmes liés à la pollution (la Chine étant devenue avec son industrie et l’exploitation du charbon, le 1er émetteur de CO2 !).

    J’espère que vous pourrez m’apportez votre soutien dans cette démarche, ces projets, qui me semblent de plus en plus urgents et essentiels pour le devenir de notre précieuse planète.
    Fei R.

    • Bruno Parmentier dit :

      Merci pour vos encouragements. Si je peux vous aider, pourquoi pas !
      Vous avez raison, tout commence bien par la Chine dorénavant.
      Bruno Parmentier

  6. lila33 dit :

    Monsieur Parmentier, je suis végane et en excellente santé, particulièrement depuis que j\’ai arrêté la consommation de tout produit d\’origine animale. Malheureusement, nous sommes formatés pour croire que nous avons besoin de manger des morceaux de chair et de boire le lait d\’autres espèces quotidiennement pour être en bonne santé. Du point de vue environnemental, une alimentation sans viande serait extrêmement bénéfique à la planète et à ses habitants humains et animaux.Pourquoi ne pas dire un mot à ce sujet? Nous pouvons très bien vivre sans consommer de produits animaux, nous n\’avons pas besoin de consommer des insectes , nous pouvons nous régaler avec des milliers de plats végétaux savoureux, ce n\’est pas un mode de vie ascète. Ce sont simplement de nouvelles habitudes alimentaires à installer. Les Nations Unies ont tiré la sonnette d\’alarme récemment au sujet de la consommation de viande : https://www.youtube.com/watch?v=tQlekfaPyaAet ont livré un rapport incitant les gouvernements à donner la priorité, je cite la vidéo à \ »un changement pour un régime sans produits animaux. Puissent les gouvernements et les individus répondre à cet appel afin d\’assurer la survie sur cette Terre.\ » Aux Etats-Unis, pour la première fois, les recommandations nutritionnelles vont peut-être parler de l\’impact de la viande sur la planète. Ce sera une grande première. Tout le monde pense que le végétalisme est extrême mais qu\’est-ce qui est vraiment extrême: tuer des milliards d\’animaux chaque année pour un simple plaisir gustatif avec des conséquences désastreuses pour la santé et l\’environnement ou bien choisir de consommer seulement les nombreux et variés produits de la terre?

    • Bruno Parmentier dit :

      Bonjour,
      Bien entendu, vous avez parfairtement raison !
      Mais vos chances d’être entendue me paraissent bien faibles. Il est très difficile de changer ses propres habitudes alimentaires, alors imaginer qu’on va changer celles de milliards de personnes me semble représenter une bien lourde tâche.
      C’est pourquoi je préconise déjà de manger moins de viande, dans les pays comme les nôtres où on en mange trop. Si on diminue de 20 ou 30 % notre consommation de viande en Europe de l’Ouest, voire de 50 % aux USA, on améliore déjà considérablement la charge environnementale sur la planète…
      Et on peut en partie remplacer par la consommation d’animaux à sang froid comme les crevettes, les poissons d’élevage et les insectes…
      Et celà n’exclue pas qu’une part plus importante de la population devienne carrément végétarienne, mais cela, à mon sens, restera toujours très minoritaire.
      Bruno Parmentier

  7. lila33 dit :

    Merci pour votre réponse. Je suis d\’accord sur le fait que les habitudes alimentaires soient difficiles à changer, surtout quand les recommandations officielles, comme le PNNS en France, sont ouvertement hostiles au végétalisme (sans aucune preuve scientifique à l\’appui), qu\’elles dictent ce que doivent penser l\’opinion publique, les médias, les professeurs et les médecins et qu\’elles imposent des protéines animales à chaque repas dans les écoles et collectivités territoriales. Je pense cependant qu\’effectivement les gens mangeront moins de viande ce qui sera catastrophique pour l\’ industrie qui, pour survivre, a besoin de pousser les gens à la surconsommation, comme elle le fait par une propagande quotidienne avec la complicité des gouvernements. Je pense que les produits végans comme beyond meat , beyond eggs par exemple, sponsorisés par Bill Gates envahiront le marché (les supermarchés Veganz commencent aussi à fleurir partout en Europe sauf en France) et je pense qu\’on assistera à un vrai changement de système. Je crois que tous les acteurs du système doivent participer à une accélération de ce système, avant tout pour des raisons éthiques car il n\’est pas normal en 2015 de continuer à traiter les animaux comme des biens de consommations mais aussi pour des raisons environnementales et de santé.

  8. Jean dit :

    Bonjour,

    Je suis maraîcher bio. Je voudrais savoir si je peux imprimer certains de vos textes présents dans le blog que je trouve fort intéressant (sur le gâchis alimentaire par exemple) pour les afficher dans mon local de vente. J’imagine que oui puisque c’est public sur internet et que vous ne viendrez pas vérifier mais ça me paraît la moindre des politesses !

    D’autres part, en tant que professionnel, je suis vivement intéressé par vos considérations sur l’agriculture et le concept de toujours garder un couvert végétal. Quand je vois l’état de mes terres qui sont restées nues durant tout l’hiver, je ne peux que vous rejoindre. Néanmoins si on trouve des pistes pour faire certains légumes (les courges) sur un couvert et qu’on doit pouvoir extrapoler la méthode sur d’autres, certaines productions (ce qui est semé ainsi que les pommes de terre) nécessitent un sol nu et propre pour leur mise en place… Connaissez-vous des pistes et des sources de gens qui ont des solutions, des pistes dans le domaine du maraîchage sous couvert ???

    Merci !

  9. Simon Eric dit :

    Bonjour monsieur Parmentier,Je suis éleveur de truies et brebis en plein air et en bio, dans le Lot, aprés avoir été enseignant en lycée agricole durant 11 ans ; j\\’expérimente depuis 12 ans des modes d\\’élevage allant dans le sens de ce que vous appelez \\ »agriculture écologiquement intensive\\ » : avoir une bonne productivité avec moins d\\’investissement, moins d\\’intrans et plus de bien être animal ; j\\’ai écrit un premier livre : \\ »une vraie vie de cochons, élever des truies en agriculture biologique\\ » paru chez éducagri en 2013.C\\’est une sorte de guide technique pour les futurs éleveurs.Mais nous avons besoin que les consommateurs acceptent de payer le juste prix de leur alimentation ; je vous remercie car vous êtes un des rares à le dire ! J\\’ai écrit un deuxième livre, à destination des citoyens qui s\\’intéressent à ce qu\\’ils mangent et qui s\\’appelle : \\ » élevage durable, omnivore responsable\\ » paru chez édilivre en 2015; J\\’y présente les dérives de l\\’élevage industriel et ouvre des pistes d\\’amélioration.Je souhaiterais vous envoyer ces livres ; à quelle adresse puis- je vous les adresser ?merciEric Simon –

  10. Lalanne dit :

    Bonjour Mr Parmentier.
    J’ai été intéressé par votre intervention dans l’émission « Carnets de Campagne  » animée par Philippe Bertrand du lundi 23 novembre 2015.
    Je souhaitais vous dire que que je partage l’objectif de vos propos sur la nécessité de la réduction des GES pour limiter les risques du changement climatique pour l’humanité. Cet objectif m’anime et je l’ai partagé dans sa diffusion et sa mise en oeuvre au cours de mes dernières activités professionnelles, à une échelle très modeste, j’en conviens, au regard de la dynamique à engager et soutenir.
    La façon simple de présenter les émissions de GES par secteur d’activité, m’apparaît trop simpliste et réductrice et je crains qu’elle ne freine la mobilisation des volontés es de ces différents secteurs, par la lecture (ou écoute) accusatrice qui peut en occulter l’ensemble du discours. Loin de moi, la contestation des données étayées. Jusqu’ici, j’adhère à l’idée que l’excès d’émission de GES depuis le début de l’industrialisation, est la cause principale de l’évolution actuelle du climat.
    Je suis dans l’attente de présentation qui montre l’évolution passée et fixe les marges de progrès. Quand vous citez l’exemple de l’agriculture j’aurais préféré entendre des éléments sur le différentiel d’émission de GES depuis le début de l’ère industrielle et la part de l’agriculture dans le différentiel total.
    Au début du 19éme siècle, le cheptel émettait du CH4, les effluents d’élevage du NH3, les terres labourées, les couverts végétaux, les étangs et les forêts du NO2, avec bien sûr un flux bien moindre qu’actuellement. A partir de l’évolution de ces données par secteur il me paraît plus facile, d’adhérer secteur par secteur, à des objectifs souhaitables et réalistes, et de se mobiliser pour une changement des pratiques et comportements.
    Voilà mon sentiment d’auditeur et d’acteur sur le terrain, qui vous remercie et se nourrit de votre engagement dans l’évolution et la mutation de l’agriculture.

  11. Le Berre Gwenael dit :

    Bonjour,Je suis éleveur laitier dans le Finistère et adhérent à l\’EMB. La situation est dramatique et le moral des troupes est au plus bas. Nos soit disant représentants ne souhaitent pas de changement de politique agricole: on va droit dans le mur !Avez-vous une page Facebook ?Serait-il envisageable de vous inviter à une réunion publique sur l\’avenir de l\’élevage laitier en Bretagne ?Merci d\’avance pour vos réponses.Gwenaël Le Berre Éleveur à Gourlizon

  12. Paul dit :

    Il y a 0.04 € d blé dans votre baguette de pain. Si je DONNE ma récolte, votre pain ne baissera pas.
    Pour tenir cette baisse de valeur ajoutée dans votre nourriture, nous avons poussez nos moyens de productions au delà de leurs zones de résilience,ce que vous nous reprochez aujourd’hui.
    Nous avons utilisez des béquilles de toutes natures, chimiques, techniques, organisationnelles pour tenir. En 2016, dame nature a retirer ces béquilles et le système est mis à mal. Mais tout ceux qu’on nourri avec notre activité ne veulent pas que les choses changent. Quand je rentre ma batteuse dans un champs de blé en Juillet tout le monde est servi, c’est le reste de la gamelle qui est pour moi. Cette année la gamelle est vide mais les autres ont manger, merci pour eux.

    • Bruno Parmentier dit :

      Je suis d’accord avec vous.
      Mais pense néanmoins que l’actuelle crise des céréaliers ne doit pas être confondue avec celle des éleveurs.
      • La crise de l’élevage est structurelle : la consommation de viande et de lait commence à baisser en Europe, et les perspectives d’export sur ces produits périssables et à grande charge symbolique sont faibles ; on doit passer d’un système de production tourné vers la quantité à un autre qui produit moins, mieux sous signe de qualité, vendu plus cher. Ce qu’on a fait pour le vin dans les années 60 à 90.
      • En revanche la crise céréalière est doublement conjoncturelle. Cette année, mauvaise récolte en France due à des problèmes climatiques, mais récolte record dans le monde, et donc prix bas. Mais on doit continuer à tenter de produire le plus qu’on peut en Europe, car on va manquer structurellement de grains dans le monde, et que ce produit est stockable et exportable (la demande mondiale va continuer à croître). Le problème est alors, selon moi, de pouvoir lisser les revenus des céréaliers : en moyenne sur 5 ans, cette activité reste rentable, et le restera. Et en plus, cette année, les aides conjoncturelles devraient vraiment jouer, si nos politiques avaient un peu de hauteur de vue.
      Mais les céréaliers et leurs fournisseurs devraient également réfléchir aux conséquences d’une politique entièrement tournée vers le rendement, mais qui reste très fragile : au moindre incident climatique ou sanitaire, c’est la catastrophe. Il faut maintenant conjuguer au mieux le couple rendement et résilience : produire beaucoup, mais aussi de façon plus stable en cas de pépin.

  13. votre position officielle

    J’ai, en tant que président de l’association 1901 « Keusteu », entrepris de rassembler et de classifier toutes les problématiques connues de tous domaines et sur lesquelles des citoyens ou des chercheurs travaillent au quotidien (La faim dans le monde est personnellement une des problématiques prioritaires à résoudre).
    Je vous saurai gré de bien vouloir vous prononcer sur ma démarche à savoir; Ma démarche est elle judicieuse ou insensée? et doit elle être encouragée et soutenue ou non?

    Bien cordialement,
    Hervé Le Blouch
    http://www.libreidea.org/Classification_des_problématiques

    • Bruno Parmentier dit :

      Bonjour,
      Je ne me vois pas me prononcer sur votre projet bien ambitieux, sinon pour vous souhaiter bonne chance… Mais l’exhaustivité n’existe pas !
      Bruno Parmentier

  14. Nicolas CASTEYDE dit :

    Bonjour Mr Parmentier, Je me permet de vous contacter car je trouve votre approche de l\’évolution de l\’agriculture très intéressante. Depuis peu je me suis rapproché d\’un groupe de réflexion, Le M1717, mouvement fondé par Mr Hamon. Nous réfléchissons à ce que pourrait être l\’agriculture de demain et des analyses telles que les votre me semble tout à fait adaptées à ce que nous faisons. N’hésitez pas à venir donner votre avis et pourquoi pas à nous participer à ce mouvement.

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